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Saint-Georges - histoire


Les festivités | Le dragon | Un peu d'histoire | Photos

Werner de Grez - Comte de Grez, Comte de Boulogne et Vicomte de Palestine
Le comte Werner de Grez, troisième du nom, dit aussi Garnier de Grez appartenait à la puissante famille de Grez en Brabant et était l'un des cousins de Godefroid de Bouillon. Il fut surtout connu pour sa bravoure lors de la première croisade mais son rôle de seigneur de Grez est aussi resté dans l'histoire.

Werner de Grez fut, avec son frère Henri de Grez, l’un des témoins de la charte de fondation de l’abbaye de Flône en 1092 et leurs noms sont associés lors de la cession de l'alleu de Genappes et de Baisy à l'abbaye d Nivelles. La première mention écrite du village de Vaux-Borset (Villers-le-Bouillet) remonte à 1095, quand le chapitre collégial de Fosses reçoit de Werner de Grez, l'alleu de Vaux et de Borset. L'existence de l'abbaye de Florival qui remonterait à 1096, résulterait d’un vœu fait par le Werner de Grez avant son départ en croisade. Après une 1ère expédition désastreuse qui avait lancé sur la route de Jérusalem plus de 15.000 paysans, femmes et enfants, la 1ère véritable croisade débuta en 1096 et se composa de 4 armées féodales composées cette fois de 4.500 chevaliers bien armés et 30.000 fantassins. Godefroid de Bouillon prit le commandement de la première d'entre elles en compagnie de son cousin Werner de Grez.

Après la conquête de Jérusalem, Werner de Grez resta avec Godefroid de Bouillon sur le lieu saint.
A la mort de Godefroid, Werner qui fit immédiatement envoyer des messagers à Edesse pour demander à Baudouin de Boulogne de succéder à Godefroid à la tête du jeune royaume de Jérusalem. En attendant l’arrivée de celui-ci et en fin stratège, il occupa la tour de David, considérée comme la citadelle de la ville sainte en refusant de remettre la place forte au patriarche Daimbert qui prétendait exercer le pouvoir absolu durant la vacance du trône. Malheureusement, Werner mourut avant la montée de Baudouin sur le trône.

D'après le chroniqueur Albert d'Aix, Werner de Grez mourut le 12 juillet 1100, huit jours après la mort de Godefroid. Il est enterré dans la célèbre vallée Josaphat. Guillaume de Tyr et Daimbert lui-même en parlent dans leurs récits.
Bien qu'il soit plus connu pour ses faits d'armes, c'est surtout pour sa grande foi qui le porta jusqu'à Jérusalem qu'il trouve sa place dans la procession de Saint Georges à Grez-Doiceau où une évocation de Werner de Grez et de sa cour y figure chaque année.

Saint Georges
Le nom de Georgius (du grec gè, terre, et ergon, travail), Giorgio en italien, Jorge en espagnol, George en anglais, Georg en allemande, Youri en russe ou Youra en ukrainien signifie paysan.
C'est peut-être pour cette raison que la liturgie catholique a choisi le 23 avril, en plein printemps, pour sa commémoration annuelle.
Cela expliquerait peut-être également pourquoi les traditions populaires ont converti Saint-Georges en protecteur des cueillettes.
Cette relation avec le printemps lui confère aussi le titre de "Saint patron des amoureux".
A Barcelone, l’anniversaire de Sant Jordi, le Saint Patron de Catalogne, se fête le 23 Avril.
C’est un jour qui est aussi désigné comme le Jour du Livre, coïncidant avec les dates où moururent les grands écrivains Miguel de Cervantes et William Shakespeare.
Georges est un saint légendaire dont le culte, né en Orient, est toujours resté vivace en Grèce et en Russie.
Les croisades contribuèrent à le diffuser en Occident, où Georges devint un des saints patrons de Gênes, Venise et Barcelone, puis celui de l'ordre Teutonique et le saint national de l'Angleterre. De plus, saint Georges est, dans toute la chrétienté, le patron des chevaliers.

Saint Georges à Grez-Doiceau
Les premières traces d'un sanctuaire au centre du village remonteraient au 8ème siècle. Saint-Georges en était déjà le saint patron et ce bien avant les croisades.
La procession religieuse de la Saint-Georges existe depuis plusieurs siècles et est par là l'une des traditions religieuses locales la plus anciennes.
Traditionnellement, cette procession se déroule le 23 avril lorsque cette date tombe un dimanche, ou, dans le cas contraire, le dimanche qui suit le 23 avril.
A une époque une dizaine de processions se déroulaient tout au long de l'année aussi bien dans le nvillage de Grez que dans les environs. Toutefois, actuellement, seule celle de la Saint-Georges subsiste encore. A la la fin de cette procession, les chevaux qui l'ont rejointe sont traditionnellement bénis.

Vers la fin des années 80, début des années 90, la procession qui était déjà accompagnée des écoles et des mouvements de jeunesse locaux, fut complétée par une évocation historique.
Ainsi, depuis ce temps là, des chars et des personnes costumées défilent en costume médiéval rappelant par là l'époque du glorieux Werner de Grez parti et mort en croisade avec Godefroid de Bouillon.

La grande Charte de Cortenberg de 1312 y est aussi évoquée car elle porte le sceau de Grez, marque de la liberté du village.
Ce cortège, a été organisé et entretenu durant une quinzaine d'années par le Grand serment royal des arbalétriers de Saint-Georges.