Office du Tourisme
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Grez-Doiceau
Tourisme de
Grez-Doiceau
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L'histoire de Grez-Doiceau


De tout temps, il semble y avoir eu une activité humaine dans notre région. On en a retrouvé des traces qui datent de plus de 150 000 ans.
Ces activités semblent toutefois s’être limitées à la chasse et à la guerre car aucun vestige d'habitation n'a été découvert. Cela s’explique probablement par le fait qu’en ces temps là, les hommes vivaient exclusivement dans des cavernes qui sont inexistantes dans notre contrée. Cette dernière devait donc principalement leur servir de territoire de chasse.
Les premiers hommes à s'installer « chez nous » sont apparus vers l'âge de la pierre polie, aux alentours de 50 000 avant J.C. Ils vivaient en groupe dans des huttes et pratiquaient l'agriculture.
Ces premiers habitants furent successivement envahis par les Barbares, les Germains et les Celtes qui du fait de leur maîtrise du fer prirent l'ascendant sur les autochtones. Le métissage entre les premiers occupants et ces « envahisseurs » successifs donnera finalement naissance à nos ancêtres devenus sédentaires. Par la suite, Rome ayant étendu son influence jusque dans nos contrées, Jules César soumit, en 57 avant J.C, notre village à la loi romaine. Cette situation perdurera durant 5 siècles.
Nous avons retrouvé de nombreuses pièces de monnaie à l'effigie d'empereurs tels que Claude, Domitien, Trajan. Les restes d'une villa romaine ont également été découverts en 1860 dans un champ entre Grez et Morsaint. De plus les nombreux tumuli disséminés sur notre régions témoignent des combats contre les hordes barbares. C'est en effet en ces endroits que traditionnellement les cendres des soldats, morts au combat, étaient enterrées.
Le nom de notre village apparut pour la première fois dans un document "officiel" vers 300 après J.C. il y est fait mention de "Greis". Nous supposons que ce nom a été donné au village du fait que l’on y extrayait du grès. C'est donc de cette époque que remonte la première trace d'activité « industrielle » de notre commune.
Sous l'influence de St Hubert, la première église fut érigée au début du VIIIe siècle. Elle sera placée sous le patronage de St Georges.
A la mort de Charlemagne en 814, avec l'avènement du syste féodal, nous deviendrons Lotharingiens.
Werner de Grez, deuxie comte du nom se joignit à son cousin Godefroid de Bouillon pour la croisade de Jérusalem. Il deviendra son conseiller quand celui-ci deviendra roi. Werner fut certes le plus célèbre comte de Grez mais les Gréziens qui avaient développé le village autour de l'église voulurent se libérer du château. En 1209 il est fait mention de Grez comme d’un « chef lieu » et le 2 janvier 1233 le duc de Brabant, Henri Ier, accorda une charte aux bourgeois de Grez.
sceau de Grez Enfin, en 1312 nous retrouvons une trace du sceau du village avec la légende: +s *villici *et *scabinor* de *gravia.
La fondation de la guilde des arbalétriers date de la moitié du XIIIe siècle, cette guilde deviendra par la suite le grand serment des arbalétriers de Saint Georges.
Au début du XVe siècle, nous deviendrons sujets du duc de Bourgogne. Cette époque permettra à notre village de prospérer. On note d’ailleurs l’existence d’une brasserie et d’un moulin. Grez est administrée à cette époque par un bourgmestre et des échevins.
Le XVIe siècle sera appelé le "siècle des malheurs" à cause de nombreuses invasions, guerres et pillages qui s'y succédèrent.
Autours de 1625 une épidémie de peste dissémina la population du village et les survivants durent se réfugier au béguinage du Péry.
Après cette épidémie débuta l'extraction de la chaux qui durera plus de 250 ans. L'extraction de la chaux conjointement à l'extraction du grès qui était déjà en activité favorisera l'essor et le développement du village.
En 1663, fut fondée une confrérie pour le pèlerinage à St Marcoul dont les reliques étaient vénérées depuis le haut moyen âge pour prodiguer des guérisons aux malades atteints des écrouelles (tuberculose des ganglions lymphatiques, maladie mortelle à l’époque).
Les 6 et 7 juin 1706, la Belgique reconnu la souveraineté de l'empereur Charles VI d'Autriche qui fut officialisée par le traité d'Utrecht.
Le 11 avril 1713, après une longue période de conflits sur le plan international, notre village retrouva enfin la paix et entama une série de reconstructions. Mais ces temps de paix ne seront que de courtes durées car l'accès de Marie-Thérèse, fille de Charles VI, au trône d’Autriche déchaînera à nouveau les passions et la guerre qui ne prendra fin que le 23 octobre 1748 par la signature du traité d'Aix-la-Chapelle.
En 1780, nous assistons à la construction d'un pont de pierre Rue de la Barre, et deux ans plus tard à la reconstruction de l'église telle qu’elle existe encore de nos jours.
Le fils de Marie Thérèse, Joseph II, succéda à sa mère. Ses réformes qui visaient entre autre à s'attaquer aux abus et aux privilèges des religieux étaient de moins en moins appréciées, à tel point qu'en septembre 1789 les hostilités commencèrent entre les patriotes et l'armée Autrichienne. Grez-Doiceau qui se trouvait sur le chemin des troupes fut à nouveau le théâtre de pillages et d’incendies répétés.
En 1830, à l’indépendance de la Belgique, notre jeune roi, le prince Léopold de Saxe-Cobourg, veillera à protéger notre pays contre les influences étrangères. Pour Grez-Doiceau le temps de sa reconstruction était venu mais malheureusement de mauvaises récoltes successives ne permirent plus de nourrir tous les habitants et en 1852 de nombreux Gréziens quittèrent le village pour Charleroi et les Etats-Unis. On retrouve d'ailleurs une plaque comémorative relatant ce fait sur la façade de la maison communale.
En 1911, un téléphone public fut installé dans un café sur la place de Grez.
Peu à peu, le niveau de vie des Gréziens s'améliora. La constructions de nouvelles écoles, l’installation d'une scierie et d'une vannerie ainsi que l’installation d'un réseau électrique contribuèrent à cet essor.
En 1914, à l’entrée en guerre de Belgique, les jeunes Gréziens partirent pour le front. Alors que de nombreuses batailles faisaient rage dans le pays, les premiers contacts de notre village avec l'envahisseur allemand se déroulèrent cette fois sans heurts.
Depuis la nuit des temps notre village fut régulièrement le « lieu de passage » de troupes belligérantes. Les pillages successifs, les réquisitions et les maladies l’avaient certes affaibli mais sans jamais l’anéantir.
Après la première guerre mondiale et bien que le taux de chômage régressait, l'inflation économique galopante pesait de plus en plus lourd sur le prix de nos produits de première nécessité. En 1929 la première crise pétrolière, qui eut un impact mondial, n’empêcha cependant pas les Gréziens de fêter dignement le centenaire de l’indépendance de la Belgique.
Mais la grande crise de 1932 et l’arrivée de la seconde guerre mondiale plongeront à nouveau les Géziens dans la détresse.

Si vous désirez de plus amples informations sur le village de Grez, il existe différents livres en vente à l'Office du Tourisme de Grez-Doiceau traitant de ce sujet.